Chapitre 11: Un énorme malentendu

Chapitre 11: Un énorme malentendu
Le drôle de bougre était à l'heure, portant un masque africain. Je ne savais pas s'il se rendait compte que l'armée de touristes venus visiter le site était en train de le regarder. Malgré tout, il me donna un dossier, et s'adressa à moi en slovaque. Et c'est toujours autant énigmatiquement qu'il disparut sans m'avoir laissé le temps de le questionner. Je restais là, hébété, le dossier dans les bras. Bras que la police, ayant vue la scène, me menotta rapidement. Une dizaine de policiers étaient là, l'arme braquée sur moi. Simon Simon m'avait entrainé dans un guêpier.
On m'emmena au poste pieds et poings liés, c'était le cas de le dire. Les policiers n'étaient point de gentils hommes, ma mère me le répétait souvent.
« Ferme-la, sale yougo ! On t'a attrapé, on va attraper toute ta famille » me disait l'un d'eux en frappant de toute ses forces mon visage que le temps n'avait pas encore abimé. Il n'y avait plus besoin du temps, cet homme le remplaçait....
Un autre, armé d'un humour des plus fins, me dit « Tu pues, yougo ! Il faut que le yougo se lave ! ». La joyeuse bande hurla de rire. Ils ont de l'humour à la police, c'est vrai, mais je préfère tout de même celui des pompistes. Bref, une fois arrivé au poste de police, on me débarrassa du dossier et m'attacha à un fauteuil. J'étais méconnaissable, en sang de la tête aux pieds. Les petits comiques riaient encore, et jouaient à me gifler. Mais soudain, tout le monde se tut. Des pas. Un bruit de fort respiration saccadée. Une cape qui trainait sur le sol. Je reconnu mon pire ennemi.

« Je suis.... Molaire » me dit-il de la voix la plus terrible.
Molaire, c'était mon surveillant au lycée. Il avait dû se faire transférer à la police, où il pouvait librement exercer ses activités favorites. On m'enleva le bâillon. Ils ne comprenaient pas que je n'étais pas un trafiquant de drogue yougoslave à la fin ? L'affreux surveillant me gifla à nouveau, sans me reconnaitre, et se mit à me parler en slovaque.
« Dievka moja, ty ču¨ a nestar sa, keď sa chlapi zhovárajú (1)! Diváci ho odmenili dlhotrvajúcim potleskom (2)! Čím je schod vy¨¨í, tým pád ťa¸¨í ! (3) Strč prst skrz krk ! (4) »

Je ne comprenais rien, mais j'avais la vague impression que Molaire faisait l'étalage de phrases au hasard, et qu'un vrai slovaque lui aurait rit au nez.
Après de nombreux coups reçus, je réussis enfin à placer un « Je suis français et je ne suis pas trafiquant. » Alors, les brutes vérifièrent mes papiers. Enfin, ils ouvrirent pour la première fois le fameux dossier. Une seule feuille. Sur cette feuille, une seule phrase : «Mon stylo, c'est un Waterman ! Blague !». Les barbares n'y comprirent rien, et me libérèrent au bout de quatre heures d'entretien. Je sortais du poste de police en lambeau. J'avais été arrêté et passé à tabac tout simplement parce qu'un hurluberlu avec un masque africain parlant slovaque m'avait donné un dossier avec une feuille et une phrase ridicule. Je maudissais Simon Simon, sans savoir qu'il venait de me transmettre le moyen de trouver un emploi.
« Mon stylo, c'est un Waterman! » Cette phrase m'intriguait. Qu'avait-il voulu me dire ?

Rentré au squat, je vis le cubain occupé. Il n'était pas seul, j'entendais une voix de femme. Une voix familière.... Je poussais la porte de sa « chambre » et en tomba à la renverse. Lucille était là, dans les bras de ce drôle de zouave. Je voulu vite ressortir sans me faire voir, mais Guillermo m'arrêta :
« Eh, oh ! Yé té connais ! Tu né la touche pas, comprendo ? Gaulois ! »
Lucille me regarda. Elle se contentait de sourire. Je lui souris aussi, puis sortis, poursuivi par mon dangereux colocataire. La vengeance du cubain est terrible, surtout quand elle est injustifiée !
Après m'avoir cherché toute la nuit, l'hispanique décida de faire la paix. Mais me conseilla quand même de ne pas la toucher... Mais que faisait-elle là ? Ma vie s'entourait d'un flot de mystères à résoudre....






(1) Ma fille, tais-toi et ne dérange pas les hommes quand ils parlent.
(2) Les spectateurs le gratifièrent de longs applaudissements.
(3) Plus la marche est haute, plus la chute est dure.
(4) Enfonce-toi un doigt à travers la gorge.

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 10:58

Modifié le dimanche 16 novembre 2008 12:25

La Saint Gérard

La Saint Gérard
Comme tout le monde le sait, le 3 Octobre c'est la saint Gérard, ma fête pour ceux qui n'ont pas encore compris que je m'appelais Gérard. Pour cette occasion, un article avec tous les Gérard celèbre


Saints
Saint Gérard recense les différents saints nommés Gérard.

Noblesse
Gérard, comte d'Auvergne
Gérard, (IXe siècle), comte de Bourges
Gérard de Lorraine (plusieurs personnalités)

Patronyme
Gérard est un nom de famille notamment porté par :

Balthazar Gérard, (~1557-1584), meurtrier de Guillaume Ier d'Orange-Nassau ;
Marguerite Gérard, (1767-1837), artiste peintre française ;
François Gérard, (1770-1837), peintre et portraitiste français ;
François Joseph Gérard, (1772-1832), général français du Premier Empire ;
Étienne Maurice Gérard, (1773-1852), général français du Premier Empire, ministre de Louis-Philippe, maréchal de France ;
Jules Gérard, (1817-1864), officier français des spahis, plus connu sous le surnom de "Gérard, le tueur de lions " ; qui fut l'un des modèles de Tartarin de Tarascon ;
Michel Gérard, (1933-), réalisateur et scénariste français ;
Rosemonde Gérard (1871-1953), poétesse française ;
Max-Léo Gérard, (1879-1955), financier belge ;
André Gérard, (1911-), joueur et entraîneur de football ;
Jo Gérard, (1920-2006), historien belge ;
Charles Gérard, (1926-), acteur et réalisateur français d'origine arménienne ;
Alain Gérard, (1937-), homme politique français ;
Danyel Gérard, (1939-), chanteur français ;
David Gérard, (1977-), joueur français de rugby à XV.

Et LE plus célèbre d'entre tous mais qui aimerait bien que se Blog disparaisse: Aud*ey Gérard



Toponymie
Gérard est un nom de localité notamment porté par :

Gérard, hameau de la commune de Montreuil-sous-Pérouse en Ille-et-Vilaine
Saint-Gérard, localités
(comprendra qui pourra ^^ )


Personnages de fiction et ½uvre d'art
Gérard, court métrage d'animation néerlandais de 8 minutes, réalisé par Evert de Beijer (1980) (IMDB)
Un sketch de Coluche est intitulé Tel père, tel fils (Gérard).

Autres
Gérard du cinéma, parodie de récompense de cinéma français
Gérard de la télévision, parodie de récompense pour la télévision française




Sens et origine du nom
Gérard est un prénom masculin d'origine germanique formé d'après gari (lance) et hard (dur).


Variantes
catalan : Gerard
allemand : Gerhard, diminutif : Gerke
anglais : Gerard
espagnol : Gerardo
hongrois : Gellért
italien : Gerardo
néerlandais : Gerard, Gerrit, Gert
occitan : Geraud
polonais : Gerard
russe : Жерар
suédois : Gerhard
Dérivés français : Ganet, Gérardin, Guérard ou Guérart.

Formes féminines françaises : Gérardine, Géraldine.

# Posté le jeudi 02 octobre 2008 14:00

Modifié le dimanche 05 octobre 2008 06:38

Chapitre 12 : Un travail!

Je ne pus fermer l'½il. Non pas à cause de tout ce qui m'était arrivé mais parce que le cubain avait la salsa et chanté « Guantanamera» toute la soirée. Le lendemain soir, ayant dormi toute la journée, je décidais enfin de m'atteler à décrypter l'étonnant message que m'avait laissé l'assistant de l'ANPE. Le cubain était sorti avec Lucille pour une soirée romantique : le match de catch du siècle entre Dédé l'assommoir et Albert brise-nuque ; tout un programme. J'étais donc seul et tranquille, éclairant la mystérieuse feuille avec une petite lampe de poche. Et je travaillai toute la nuit. A l'aube, je n'avais toujours rien. « Mon stylo, c'est un Waterman »... Qu'est-ce que cela voulait dire ? C'était insensé. De rage, je froissai la feuille et la jetai à la poubelle. Mais un détail m'arrêta : je me rendis compte qu'une seconde feuille était collée à la première. Habile, ce monsieur Simon ! Je séparai délicatement à grands coups de couteaux les deux feuilles. La deuxième était encore lisible :
« Mardi prochain, à 9 heures devant Carrefour. Demandez Le Grec.»
Carrefour, c'était un petit supermarché, qui possédait cinq belles pompes à essence. Soudain, un doute envahi mon esprit. Je couru chercher un calendrier, et mon doute se confirma : on était mardi, et il était 8 h50. Je sortis en trombe de mon squat, seulement vêtu d'une des robes de salsa de mon voisin cubain que je lui avais « emprunté » la veille : c'est vrai, on est bien dans ces petites robes. Je courrai dans tous les sens, tellement bien que je m'étais perdu. Soudain, un lapin blanc surgit devant moi, avec une montre à gousset, poursuivi par une jeune fille blonde.
« En retard, en retard ! J'ai rendez-vous quelque part ! Je n'ai pas le temps de dire au revoir, je suis en retard ! En retard ! chantait-il en courant.
-Monsieur lapin, attendez ! hurlait-elle »
Je restais quelques minutes abasourdi devant la scène. J'étais en retard, moi aussi, horriblement en retard. J'arrivai vingt minutes plus tard à bon port. Un homme m'y attendait, se lissant les moustaches.
« Grecos parlatos ? me demanda-t-il.
-Nein ! Je hablo français ! lui répondis-je dans une langue plus ou moins composée...
-Tu dois être Gérard... Suis-moi ! »
Il m'emmena dans un petit bureau lugubre. Au mur, des affiches de groupes de rock et des banderoles « Satan dans mon c½ur pour toujours ». Le décor était planté. Il se présenta calmement : c'était le patron des pompes à essence du magasin. Il était arrivé en France depuis dix ans après avoir échappé à une meute de turcs qui le poursuivaient. Il y a des grecs fort charmants. Celui là l'était, mais il avait aussi une fâcheuse tendance à tout ramener à la Turquie, qu'il haïssait. S'il apprenait que mon professeur de français était turque... Cependant, il fut charmé par mon envie et mes compétences : je savais compter jusqu'à 666. Sous mes yeux, mon premier contrat : il était marqué je travaillerai comme un turc. Je ne tarderais pas à découvrir ce que cela voulait dire. Au moins, c'était clair. Et puis un premier travail, ça ne se refuse pas. Une semaine plus tard, je venais donc pour mon premier jour de travail, mon premier jour de pompiste.

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 12:50

Pour ton argent de poche chérie... trouve toi un Pompiste

Pour ton argent de poche chérie... trouve toi un Pompiste
Complètement d'accord lol !
Vous verrez quand je serais le patron de LA multie-nationale GERARDCORP et que je serais riche et pas vous
Bien sur je donnerais aux associations une partie de mes bien.
En attendant je cherche des clients ^^

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 14:05